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Mercredi 23 juillet 2008

Mères porteuses : le cri d’alarme de Véronique Besse

Véronique Besse s’interroge sur le bien-fondé d’une nouvelle disposition législative qui ne s’appliquerait que « sur quelques centaines de personnes, alors même qu’on ne devrait pas légiférer sur des exceptions ». La représentante du MPF rappelle les enjeux : « Autoriser la pratique des mères porteuses, c’est accepter qu’une femme soit réduite au statut de ventre durant les neuf mois d’une grossesse vécue pour une autre. C’est accepter que les enfants de cette femme voient leur mère attendre un enfant qu’ils n’auront pas à connaître. C’est accepter qu’un enfant naisse par trois personnes mais que l’une d’elle disparaisse ensuite », souligne-t-elle. Des troubles psychologiques en cascade, constatés déjà dans le cadre de l’avortement : syndrome dépressif de la mère qui avorte mais aussi de l’enfant rescapé d’un avortement !

Aux Etats-Unis, les psychiatres Philip G. Ney et Marie A. Peeters ont démontré que si un enfant apprend qu’il aurait dû être avorté, il nourrira à l’égard de ses parents des sentiments très ambivalents et conflictuels et se sentira coupable d’exister. Un malaise pouvant lui faire croire que ses parents veulent toujours le faire mourir. En un mot, il s’agit du « syndrome du survivant ». Aujourd’hui, de nouveaux dérapages éthiques sont à redouter. Car pour Véronique Besse, la légalisation des mères porteuses ouvrira la porte « aux couples homosexuels, aux femmes qui veulent garder le ventre plat, aux apprentis sorciers et aux spéculateurs en tout genre ».

via Novopress.

par Jeunes Pour la France 28 publié dans : MPF
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Mardi 22 juillet 2008

Un mauvais coup porté à la démocratie et à l’avenir de l’Europe

Grâce à la nouvelle constitution votée par le Congrès, la voie est libre pour la Turquie en Europe. En effet, la réforme, en supprimant le référendum donne tout pouvoir au Parlement sur la question de l’adhésion de la Turquie. On connaît déjà la réponse. C’est un mauvais coup porté à la démocratie et à l’avenir de l’Europe. Les cinq parlementaires du MPF qui ont voté « non » ont pris date pour l’avenir devant le peuple français.

par Jeunes Pour la France 28 publié dans : MPF
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Lundi 21 juillet 2008
Photographe : Jacques Demarthon AFP/Archives :: Dominique de Villiers le 21 juillet 2007 dans la cour de l'Elysée

Les parlementaires du Mouvement pour la France (MPF) ont réaffirmé qu'ils voteraient lundi après-midi contre la réforme des institutions, qui selon eux "ouvre la voie à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne".

"Si nous votons contre le projet de révision de la Constitution de la Ve République, c'est parce que, contrairement à la volonté du peuple français et aux engagements de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, il ouvre la voie à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne", écrivent-ils dans un communiqué publié à quelques heures de la réunion du Congrès.

"En supprimant le référendum obligatoire avant toute nouvelle adhésion, introduit dans la Constitution à l'initiative de Jacques Chirac, le projet de révision fait sauter l'unique verrou qui permettait de faire barrage à l'entrée de la Turquie dans l'Europe et donnait aux Français la garantie d'avoir le dernier mot", jugent-ils.

"Notre non, il va sans dire, n'a rien à voir avec celui des opposants de gauche qui sont systématiquement hostiles à toute politique de réforme : notre non vise à préserver le droit fondamental du peuple français à s'exprimer directement et ultimement sur la question capitale de la Turquie et des frontière de l'Europe", concluent-ils.

Le communiqué est signé des députés Véronique Besse et Dominique Souchet, et des sénateurs Philippe Darniche, Bruno Retailleau et Bernard Seillier.

Le président du MPF, Philippe de Villiers, avait dénoncé vendredi les "méthodes" utilisées par la majorité UMP pour convaincre les parlementaires de son parti de ne pas s'opposer à la réforme des institutions, estimant qu'elles relevaient "de la menace, du chantage et de la tentative d'achat".

par Jeunes Pour la France 28 publié dans : MPF
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Vendredi 18 juillet 2008

« Menace, tentative d'achat,… » Le député souverainiste dénonce des méthodes "choquantes" pour convaincre son camp de voter « oui » à la réforme des institutions.

«J'ai été au Parlement pendant longtemps, jamais je n'ai vu ce genre de procédé», explique Philippe de Villiers. Crédits photo : Aubert/FigaroPhilippe de Villiers (MPF) a dénoncé vendredi les méthodes de la majorité UMP pour convaincre les parlementaires MPF de ne pas s'opposer à la réforme des institutions, qui fera l'objet d'un vote du Congrès lundi. Un vote dont l'issue positive est loin d'être garantie. «Je viens de faire savoir de manière véhémente au président de l'Assemblée nationale et au président du groupe UMP (à l'Assemblée) que les cinq parlementaires MPF et moi-même étions choqués par les méthodes utilisées par eux, qui relèvent de la menace, du chantage, et de la tentative d'achat», a-t-il déclaré. «Je leur demande de cesser le harcèlement téléphonique. Les cinq parlementaires du MPF reçoivent un appel toutes les heures venant de tous les horizons de l'État», a-t-il déclaré.

Philippe de Villiers dit avoir lui-même reçu «quatre» appels d'Alain Marleix, secrétaire d'État à l'Intérieur et aux Collectivités Territoriales, laissant entendre que le futur redécoupage électoral pourrait concerner son fief de Vendée. «Il m'a dit ‘on ne pensait pas s'occuper de la Vendée, mais je pense qu'on va s'en occuper'», a assuré Philippe de Villiers. «Il y a un quart du gouvernement qui ne fait qu'«appeler les parlementaires qui veulent s'opposer à la réforme», a-t-il dit. «J'ai été au Parlement pendant longtemps, jamais je n'ai vu ce genre de procédé», a-t-il affirmé.

On peut «demander la lune»

La députée MPF Véronique Besse a déclaré qu'elle avait d'abord été appelée par des collègues UMP, avant que les appels ne viennent «de plus haut», et par exemple du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer. «Et on m'a dit que cela allait venir de plus haut encore», a-t-elle ironisé. Ses différents interlocuteurs lui ont donné le sentiment qu'elle pouvait «demander la lune». «On me demande ce que je veux», «on me demande si une mission sur la famille me ferait plaisir, en me disant qu'on s'arrangera sur les conditions», a-t-elle dit. «Je suis admirative des députés UMP qui résistent encore», a-t-elle dit.

Philippe de Villiers a assuré que malgré tout les cinq parlementaires MPF seraient présents lundi et voteraient «non» à la réforme des institutions. Le MPF, farouchement opposé à l'entrée de la Turquie dans l'UE, reproche à la réforme institutionnelle d'instaurer un échappatoire à l'obligation d'organiser un référendum pour toute nouvelle adhésion à l'UE, introduite en 2005 dans la Constitution.

«Nous avons conscience», en tentant de faire échouer cette réforme, «de nous faire les porte-parole d'une immense majorité du peuple français», a dit Philippe de Villiers dans une lettre adressée cette semaine à Nicolas Sarkozy.

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Mercredi 16 juillet 2008

La réforme des institutions

Lors du Congrès de Versailles prévu le 21 juillet 2008, Philippe de Villiers a annoncé que les cinq parlementaires MPF voteraient contre la réforme des institutions. "Les trois sénateurs et les deux députés voteront contre la réforme au Congrès, car ils n'acceptent pas que le gouvernement ait fait sauter le verrou référendaire sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne" a indiqué Philippe de Villiers.

L'exécutif n'est pas sûr de pouvoir compter sur la majorité requise des 3/5èmes lors du Congrès de Versailles. Selon le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, l’issue du débat sur la réforme des institutions reste "encore incertaine". Il admet qu'un vote négatif "ne serait pas bon pour l’exécutif". Philippe de Villiers souligne que "le précédent Président de la République s'était engagé à un référendum obligatoire pour toute adhésion nouvelle (à l'UE), en particulier pour la Turquie, et Nicolas Sarkozy, contrairement à sa promesse électorale, n'a pas suspendu les négociations de Bruxelles avec la Turquie et a fait sauter le référendum obligatoire dans la réforme". Les sénateurs qui voteront contre la réforme sont Bernard Seillier, Philippe Darniche et Bruno Retailleau. Quant aux députés, il s'agit de Dominique Souchet et Véronique Besse.

De son côté, le gouvernement mise sur la discipline de la droite et le ralliement des Radicaux de gauche. Dans une dernière tentative pour emporter l'adhésion d'une partie d'entre eux, Nicolas Sarkozy pourrait annoncer cette semaine un décompte partiel du temps de parole du chef de l'Etat dans l'audiovisuel.

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Vendredi 4 juillet 2008

Libération d’Ingrid BETANCOURT

Philippe de VILLIERS exprime sa joie et son soulagement après la libération d’Ingrid BETANCOURT et de quatorze autres otages par l’armée colombienne.

C’est un succès éclatant pour le Président URIBE dont le courage, le sens de l’honneur, et la détermination à lutter sans relâche contre le narco-terrorisme ont permis d’affaiblir les FARC et de réussir brillamment la libération des otages, alors que toutes les négociations parallèles et les compromissions ont pitoyablement échoué.

Philippe de VILLIERS s’incline aussi devant la dignité dont a fait preuve Ingrid BETANCOURT, malgré les conditions de détention particulièrement inhumaines qu’elle a dû subir. Elle nous a donné une belle leçon d’attachement à la France et à la liberté.

Philippe de VILLIERS demande à Nicolas SARKOZY d’inviter le Président URIBE en France pour lui rendre hommage, et aux Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat de l’inviter à s’exprimer devant les Parlementaires, pour qu’ils puissent lui témoigner la gratitude de la France et de tous les Français

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Jeudi 3 juillet 2008
« Sarkozy est une énergie, c’est dommage qu’il ne soit pas président de la République ». La petite phrase ne vient pas d’un socialiste mais de… Philippe de Villiers.

« Tous les pouvoirs sont à Bruxelles, poursuit le Président du MPF. Barroso est aux commandes et Sarkozy aux moulinets. » Après un an de « cure de silence », il revient en force à l’heure où la France prend la tête de l’UE. Depuis la présidentielle, il s’est consacré à la Vendée, qu’il préside. Malgré de « bonnes relations personnelles » avec le chef de l’Etat, ce dernier a décliné son invitation le 14 juin. « Il a préféré passer la soirée avec Bush qu’au Puy du Fou. C’est une question de choix… » Aujourd’hui, « l’euro-réaliste » qui se présente aux européennes dénonce un « scandale public » : l’entêtement des dirigeants à ratifier le traité de Lisbonne malgré le non irlandais. Un conseil à Sarkozy : « Qu’il écoute le peuple, qui dit oui à l’Europe et non à Bruxelles. »
par Jeunes Pour la France 28 publié dans : MPF
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Lundi 30 juin 2008

Dans sa première interview depuis un an, l'ancien candidat à l'Élysée reproche au chef de l'État de «nous conduire doucement vers une adhésion de la Turquie». Il annonce le lancement de sa campagne pour les élections européennes de 2009.

LE FIGARO. Vous êtes resté quasiment silencieux depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, il y a plus d'un an. Pourquoi ?

Philippe de VILLIERS. Au second tour de l'élection présidentielle, j'ai voté pour Nicolas Sarkozy, avec qui j'ai toujours eu de bonnes relations sur le plan humain. Il était donc naturel pour moi de laisser agir le nouveau président de la République, et de ne pas critiquer systématiquement ses premières réformes. Un homme public qui parle tout le temps court le risque de ne plus être entendu. Après quinze ans de combats politiques sur le plan national, j'éprouvais également le besoin de faire une cure de silence, de me réenraciner, d'observer et de réfléchir. En mars, j'ai été réélu président du conseil général de Vendée. Au lendemain du non irlandais au traité de Lisbonne, la situation m'impose de prendre la parole, car la France et l'Europe vont mal.

Quelles leçons tirez-vous du non irlandais ?
Il est à craindre que la machine bruxelloise cherche à passer en force. Or, le droit international est clair : quand un seul État ne ratifie pas un traité, ce traité est caduc. Je demande que l'on respecte le non du peuple irlandais, au lieu de le piétiner, comme on l'a fait pour le non français et néerlandais en 2005. La France ne doit pas être le «petit télégraphiste» des fédéralistes de Bruxelles, Francfort et Berlin. Je lance un appel à Nicolas Sarkozy pour qu'il saisisse l'occasion de la présidence française pour remettre l'Eu­rope d'aplomb. Il faut un traité refondateur, reposant sur le rétablissement du compromis de Luxembourg, c'est-à-dire le droit de veto des États pour tout ce qui touche à leurs intérêts vitaux ; la fin du monopole d'initiative législative de la Commission de Bruxelles ; et la libre initiative donnée aux États de dessiner des cercles de coopération à géométrie variable. Si Nicolas Sarkozy ne s'engage pas dans cette voie, il ne sera pas le chef d'un État libre, mais le gouverneur d'un État croupion. Quelle révolte faudra-t-il, quel cri de colère des citoyens sera nécessaire pour que nos hommes politiques acceptent de voir la réalité en face ?

Vous souhaitez être candidat aux européennes de 2009, tout comme Nicolas Dupont-Aignan. Avez-vous les moyens de votre ambition ?

J'ai quelques références qui parlent d'elles-mêmes. Et mon devoir est aujourd'hui de faire entendre une voix indépendante et d'être un artisan d'unité. Je vais lancer notre campagne européenne lors de l'université d'été du Mouvement pour la France, qui aura lieu le 21 septembre à Paris. Le scrutin de 2009 sera un scrutin référendaire sur la construction de l'Europe. Pour mener cette grande bataille et défendre les intérêts de la France, l'union de tous les «euroréalistes» terme que je préfère à celui d'«eurosceptiques», forgé par nos adversaires est indispensable. Je ferai donc tout mon possible pour bâtir à l'automne une confédération des euroréa­listes français, qui partagent les mêmes valeurs : le respect des peuples et des identités nationales. Et je mettrai aussi tout en œuvre pour rapprocher les mouvements euroréalistes dans tous les pays de l'Union européenne, avec une devise simple : «Oui à l'Europe, non à Bruxelles !»

Pourquoi les deux députés du MPF ont-ils voté contre la réforme des institutions ?
Parce que cette réforme est un faux-semblant. La seule réforme qui vaille, c'est de rapatrier nos pouvoirs législatifs transférés à Bruxelles. On ne peut pas renforcer les pouvoirs du Parlement alors que nous avons transféré soixante domaines de compétences à Bruxelles, notamment tout ce qui touche à la vie économique, à la politique de l'immigration et à l'environnement. Nous demandons au président de la République de respecter sa promesse de campagne : suspendre dès maintenant les pourparlers avec la Turquie, au lieu de laisser ouvrir trois nouveaux chapitres de négociation. Depuis un an, le gouvernement nous conduit doucement vers une adhésion de la Turquie à l'UE en supprimant le référendum dont on nous explique maintenant qu'il est superfétatoire.

Que pensez-vous de l'Union pour la Méditerranée, chère à Nicolas Sarkozy ?
C'est la mer qui accouche d'une souris. L'Union pour la Méditerranée est devenue un grand machin qui va jusqu'aux rivages de la mer du Nord, et inclut tous les pays européens, jusqu'à la Lettonie ! La Jordanie et l'Algérie ont fait part de leur opposition à cette dérive du projet d'Union méditerranéenne, qui va permettre de faire flotter à Bruxelles les drapeaux des pays du Sud et d'étendre l'influence de la Commission. C'était une très bonne idée qui a dégénéré en nébuleuse technocratique et créé un peu plus de confusion.

par Jeunes Pour la France 28 publié dans : MPF
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Jeudi 26 juin 2008

Paul-Marie Coûteaux, député européen, voit dans le projet d'introduire les langues régionales dans la Constitution un danger de reconstruction de l'Europe sur des bases ethnolinguistiques et non plus nationales.
Rien n'est beau comme une tradition quand ses héritiers la font vivre avec amour et piété, et ce bonheur que tout être trouve dans le respect de son passé, la fidélité à ses pairs, une chaleureuse réconciliation avec soi. En vacances dans le Quercy, j'ai assisté un soir d'été à une représentation théâtrale jouée par une compagnie d'amateurs du canton entièrement en patois un dépliant indiquait qu'il s'agissait d'un dialecte quercinois, une des variantes de l'occitan. La plupart des natifs riaient aux répliques mais beaucoup (les plus jeunes et les «étrangers») ne riaient que de les voir rire. C'était un beau spectacle financé par le conseil général, la langue faisait respirer alentour la terre, chanter les petits arbres tourmentés des causses.

L'aimable question des langues régionales révèle une vérité que la plupart de ses thuriféraires cachent avec soin : en vérité, elle en masque au moins deux autres : d'une part, celle de l'unité, d'autre part, celle de l'indépendance de la nation.

Unité parce que, la France n'étant pas une donnée de nature comme l'est une île, telle la Grande-Bretagne, où une race, par exemple le «Deutschtum», elle est tout entière culturelle et politique. Le partage d'une langue, la langue française, est le plus sûr, et d'ailleurs le plus noble, lien de solidarité entre les vivants, d'une part, entre eux et leur histoire, d'autre part ; elle est en somme le vrai socle de la nation. Elle est donc une affaire d'abord politique, et l'est d'autant plus à mesure qu'elle s'affirme comme un lien d'intégration mais aussi de socialisation et on pourrait dire de civilisation dans un monde qui menace tant l'une et l'autre.

De ce point de vue, le gouvernement français s'était certainement trompé en cherchant à inclure dans la Constitution la reconnaissance des langues régionales ; encore le faisait-il non pas en modifiant l'article linguistique qui fixe que «la langue de la République est le français», mais dans son article Ier, beaucoup plus politique en ce qu'il vise les cadres de notre République, le but de la reconnaissance des langues régionales étant de contribuer à l'établissement d'une république décentralisée : à chaque territoire une langue régionale ? C'est en somme le processus espagnol que l'on reprend ici sans voir à quoi il conduit (dans certaines universités catalanes, certaines disciplines ne sont pas assurées faute de trouver des enseignants qui sachent le catalan ; et nombre d'élèves sont victimes de discrimination selon que leur famille parle chez eux catalan, certains ne comprenant rien aux cours…).

À cela s'ajoute un autre problème : les minorités linguistiques sont si nombreuses en France, 73 selon le rapport de l'ancien délégué à la Langue française, M. Cerquiligni, que leur protection serait infinie et qu'il faudrait inclure aussi des langues comme le berbère, le wolof, et plusieurs dizaines d'autres. Il est envisagé pour elles, comme elle le fait à propos du tsigane, un «territoire mère» : c'est la communautarisation de la France que l'on organiserait ainsi. Et l'on s'étonne que le gouvernement ait songé à l'inclure dans le premier article de notre Constitution qui fixe les principes de la République. Il est vrai que c'est en son nom que le Conseil constitutionnel a refusé de valider la charte européenne des langues régionales signée par M. Jospin. Est-ce pour contourner son opposition que l'on a voulu inclure cette modification ? On comprendrait certes le juste courroux de M. Debré, et l'opposition de nos sénateurs, entraînés par un groupe UMP fort avisé.

C'est ici qu'apparaît le second enjeu : après l'unité, c'est l'indépendance nationale que beaucoup visent. La recomposition de notre continent sur une base ethnolinguistique est un moyen d'effacer lentement les États-nations, au bénéfice d'une grande Europe supranationale. La FUEV (Föderalistische Union Europäischer Volksgruppen, Union fédéraliste des communautés ethniques européennes), le 22 mai dernier, s'est félicitée du projet de réforme français. Je puis témoigner que cette association est fort active au Parlement européen, se trouvant à l'origine de nombreuses résolutions, lesquelles sont loin d'être marginales, l'une d'elles ayant été signée par M. Hans-Gert Pöttering, actuel président du Parlement. L'Europe organise ainsi lentement sa babélisation qui, pour nombre d'esprits bien intentionnés, n'a déjà plus qu'un remède : le recours général à l'anglais, ou plus justement à l'anglo-américain…

Le Sénat de la République a donc montré plus de sagesse que le gouvernement et l'Assemblée nationale réunis, en refusant à une large majorité (216 voix contre 103) la reconnaissance constitutionnelle des langues régionales et minoritaires. Comment pouvait-il suivre l'argument sur la protection de notre patrimoine culturel, puisqu'il eut fallu reconnaître alors chacune de ses composantes, comme la protection des cathédrales ou la vinification du sauternes ? L'intention était donc politique mais allait à contresens de ce qui est raisonnable et souhaitable : une protection de nos langues traditionnelles doit s'accompagner d'une politique hardie en faveur du français langue internationale, et d'une protection renforcée du français en France telle que la réclame à juste titre une Académie française qui s'affirme aujourd'hui, avec nos sénateurs, un des meilleurs boucliers de la République.

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Mercredi 25 juin 2008

Conseil National du Mouvement Pour la France

En vue du lancement de la campagne des élections européennes lors de l’université d’été des 21 et 21 septembre 2008, le Conseil National du MPF s’est réuni le 21 juin autour de son président Philippe de Villiers.

Face aux Présidents départementaux du Mouvement, Philippe de Villiers a montré que le « non » irlandais fait entrer l’Europe dans un tournant historique : les peuples ont leur mot à dire dans la construction européenne. La vieille Union Européenne supranationale, technocratique et anti-démocratique est morte. Les forces politiques euro-critiques savent qu’elles sont majoritaires en Europe. Le MPF, qui créera prochainement le Comité de Surveillance du respect du Non irlandais par l’Union Européenne, comité constitué avec d’autres formations politiques en Europe, fera des prochaines élections européennes le grand rendez-vous démocratique de la Nouvelle Europe des peuples et des patries.

C’est pourquoi Philippe de Villiers a présenté au Présidents départementaux du Mouvement une équipe élargie autour du nouveau Secrétaire Général, Patrick Louis, député français au Parlement Européen. Sept vice-présidents ont été nommés, dont Dominique Souchet, député, Véronique Besse, député, Bernard Seillier, Sénateur, afin de porter auprès des français le projet d’une Nouvelle Europe libre et riche de sa diversité de nations.

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