Une centaine d'élus d'Eure-et-Loir a manifesté mercredi matin son opposition au déroulement d'un teknival sur la base militaire de l'OTAN à Crucey-Villages
(Eure-et-Loir) à l'appel du député-maire (UMP) de Dreux, Gérard Hamel.
Prévenus dimanche de la tenue du teknival qui doit débuter théoriquement jeudi, les élus du département, essentiellement UMP mais aussi quelques uns de gauche, ne décolèrent pas de cette annonce,
d'autant que c'est la seconde fois que ce site est réquisitionné pour un tel festival.
"Notre réprobation porte autant sur le principe même de tels rassemblements qui mettent en danger les participants, les riverains et l'environnement, que sur la politique du fait
accompli imposée par l'Etat, sans consultation ni concertation d'aucune sorte avec les élus et la population", a protesté M. Hamel soutenu par les deux sénateurs UMP d'Eure-et-Loir, Gérard Cornu
et Joël Billard.
"Sous le prétexte d'un festival de musique techno, ce type de rassemblement n'est en fait qu'une occasion de débauche débridée, essentiellement consacré au commerce et à la
consommation massive d'alcools et de drogues dures", estime le député-maire de Dreux.
Alors que les premiers véhicules de "teufers" auraient été repérés par les forces de l'ordre à quelques dizaines de kilomètres du site, M. Hamel a estimé que
ces manifestations devrait être "purement et simplement" interdites.
"C'est à cela que la force publique devrait être employée, et non à encadrer, aux frais du contribuable, ces orgies décadentes et destructrices sous prétexte d'en limiter les
dégâts sur le plan sanitaire et environnemental", a-t-il renchéri.
Le député-maire de Dreux a toutefois assuré le préfet d'Eure-et-Loir que l'ensemble des élus agiraient lors du pont du 1er mai et du week-end de manière responsable. "Nous ferons
tout pour éviter, autant que faire se pourra, que des drames irrémédiables ne se produisent".
Les JPF 28 soutiennent totalement Gérard Hamel dans les propos qu'il tient sur, le terme est juste, ces "orgies décadentes". Pour mémoire, Véronique Besse,
députée MPF à l'Assemblée Nationale avait déposé une proposition de loi en 2006 pour interdire les
raves-party.