Jean Moulin (né à Béziers dans le Languedoc-Roussillon le 20 juin 1899 et mort dans un train aux environs de Metz le 8 juillet 1943) fut un résistant français qui dirigea le Conseil National de la Résistance durant la seconde guerre mondiale. Souvent considéré comme un des principaux héros de la Résistance, il est inhumé au Panthéon des grands hommes de la République Française .

Jean Moulin.
En 1939, il est nommé préfet d'Eure-et-Loir à Chartres. Sergent de réserve, il veut s'engager, mais l'administration l'oblige à conserver son poste de préfet d'où il s'emploie à assurer la sécurité de la population.
Il est arrêté en juin 1940 sous le Régime de Vichy par les Allemands parce qu'il refuse d'accuser une troupe de tirailleurs africains de l'Armée Française d'avoir commis des atrocités envers des civils à La Taye, un hameau près de Saint-Georges-sur-Eure, en réalité victimes de bombardements Allemands. Maltraité et enfermé pour refus de complicité avec les Allemands, il tente de se suicider en se tranchant la gorge avec un débris de verre. Il évite la mort de peu et gardera à vie une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe.
En septembre 1941, il rejoint Londres en passant par l'Espagne et le Portugal, par ses propres moyens, sous le nom de Joseph Jean Mercier et est reçu par le général de Gaulle à qui il fait un compte-rendu de l'état de la Résistance en France et de ses besoins notamment financiers et en armement. Son compte-rendu donnera lieu à de nombreuses controverses de la part des mouvements de résistance comme perturbant les actions de renseignements au profit de l'armée anglaise, le financement et la fourniture d'armes au profit de chacun d'entre eux.

Le Génaral De Gaulle.
Misant sur l'intelligence et les capacités de Jean Moulin, le général de Gaulle le charge d'unifier les mouvements de résistance et tous leurs différents services (propagande, renseignements, sabotage, entraide, etc ...) sur le territoire francais et notamment le plus important mouvement Combat dirigé par Henri Frenay, afin d'en faire une armée secrète des forces françaises libres complètement placée sous ses ordres. Avec des ordres de mission, des moyens financiers et de communication direct avec le général de Gaulle à Londres, il est parachuté dans les Alpilles dans la nuit du 1er janvier 1942 et prend le pseudonyme de Rex puis de Max.
Il retourne en France le 21 mars 1943, chargé de créer le CNR (Conseil National de la Résistance), tâche complexe, car il reste mal reconnu par les mouvements de résistance. La première réunion du CNR se tient à Paris, au domicile personnel de Jean Moulin le 27 mai 1943. Il travaille avec les trois grands chefs des groupes résistants tels que Henri Frenay, Jean-Pierre Lévy et Emmanuel d'Astier.
En février 1943, Jean Moulin retourne à Londres rendre compte de sa mission au général de Gaulle qui le décore de la Croix de la Libération.
Fin mars 1943 il revient en France toujours sous le pseudonyme de Max désigné par le Général de Gaulle comme grand chef de la Résistance Française et seul interlocuteur du général de Gaulle. Cependant, pour lui, seul de Gaulle était le chef incontesté de cette Résistance.
Il est arrêté suite à une dénonciation le 21 juin 1943 à Caluire-et-Cuire (Rhône), dans la banlieue de Lyon dans la maison du docteur Dugoujon, où se tenait une réunion avec les principaux chefs de la Résistance. Après avoir été identifié et interrogé par le chef de la Gestapo Klaus Barbie au Fort Montluc de Lyon, il est transféré à la Gestapo de Paris où il est torturé, il meurt dans le train Paris-Berlin qui le conduit en Allemagne pour être de nouveau interrogé.

Monument Jean Moulin, à Chartres.
"Aujourd'hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n'avaient pas parlé ; ce jour-là, elle était le visage de la France... "
André Malraux, discours au transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon.
source : wikipédia.