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Fabrice Madouas de Valeurs Actuelles livre cette semaine une brillante analyse sur les mouvements lycéens.
Derrière les lycéens, les syndicats d’enseignants. Et certains de leurs responsables qui voudraient faire durer le mouvement.
C’est un communiqué sur les retraites diffusé la semaine dernière en marge des manifestations lycéennes. Ses signataires se disent attachés à « des retraites de haut niveau
financées par un système de répartition ». Ils exigent que « les années d’études et la période d’insertion des jeunes » soient prises en compte dans le calcul de leurs pensions.
Les lycéens français sont-ils si vieux qu’ils s’inquiètent déjà pour leurs retraites ? L’UNL (Union nationale lycéenne) et la Fidl (Fédération indépendante et démocratique
lycéenne), les deux organisations qui prétendent les représenter, récusent évidemment tout soupçon de manipulation. Qu’elles soient l’une et l’autre liées à deux factions plus ou moins rivales du
PS n’aurait aucune importance. Que Force ouvrière et la CGT aient signé, comme elles, ce communiqué ne signifie rien non plus. Que Gérard Aschieri, le “patron” de la puissante
FSU, s’agite pour mobiliser ses troupes n’est qu’une coïncidence : les lycéens décideraient de leurs actions sans arrière-pensées ni parti pris.
À qui le fera-t-on croire ? La lecture des tracts distribués à la porte des lycées par les militants des Jeunes socialistes ou communistes ne laisse aucun doute sur l’identité de leurs rédacteurs : les revendications lycéennes recoupent mot pour mot celles des syndicats de l’Éducation. Pour preuve, les références incessantes au rapport Pochard sur la redéfinition du métier d’enseignant. « Une vraie provocation », affirmait récemment le Snes, pour qui ces propositions aggraveraient la charge de travail des enseignants et leur « soumission » aux proviseurs. Les “lycéens” dénoncent en écho la « précarisation des profs et des personnels » et l’« autonomie » des établissements qui déboucherait, concluent-ils, sur la privatisation de l’éducation nationale.
Les tracts rédigés par les disciples d’Olivier Besancenot sont à peine plus outranciers : « la loi de la concurrence » régira l’école, « ce sera la guerre pour
obtenir les meilleurs profs ». Pas d’autres moyens pour lutter contre l’offensive sarkozyste que de créer un nouveau parti chargé de « préparer un changement révolutionnaire de la
société ».Pour la gauche, les manifestations de lycéens et d’étudiants ont toujours été l’occasion de recruter de nouveaux adhérents.
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On remarquera la présence des syndicats pour bien encadrer la manif...