« Menace, tentative d'achat,… » Le député souverainiste dénonce des méthodes "choquantes" pour convaincre son camp de voter « oui » à la réforme des institutions.

Philippe de Villiers dit avoir lui-même reçu «quatre» appels d'Alain Marleix, secrétaire d'État à l'Intérieur et aux Collectivités Territoriales, laissant entendre que le futur redécoupage électoral pourrait concerner son fief de Vendée. «Il m'a dit ‘on ne pensait pas s'occuper de la Vendée, mais je pense qu'on va s'en occuper'», a assuré Philippe de Villiers. «Il y a un quart du gouvernement qui ne fait qu'«appeler les parlementaires qui veulent s'opposer à la réforme», a-t-il dit. «J'ai été au Parlement pendant longtemps, jamais je n'ai vu ce genre de procédé», a-t-il affirmé.
On peut «demander la lune»
La députée MPF Véronique Besse a déclaré qu'elle avait d'abord été appelée par des collègues UMP, avant que les appels ne viennent «de plus haut», et par exemple du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer. «Et on m'a dit que cela allait venir de plus haut encore», a-t-elle ironisé. Ses différents interlocuteurs lui ont donné le sentiment qu'elle pouvait «demander la lune». «On me demande ce que je veux», «on me demande si une mission sur la famille me ferait plaisir, en me disant qu'on s'arrangera sur les conditions», a-t-elle dit. «Je suis admirative des députés UMP qui résistent encore», a-t-elle dit.
Philippe de Villiers a assuré que malgré tout les cinq parlementaires MPF seraient présents lundi et voteraient «non» à la réforme des institutions. Le MPF, farouchement opposé à l'entrée de la Turquie dans l'UE, reproche à la réforme institutionnelle d'instaurer un échappatoire à l'obligation d'organiser un référendum pour toute nouvelle adhésion à l'UE, introduite en 2005 dans la Constitution.
«Nous avons conscience», en tentant de faire échouer cette réforme, «de nous faire les porte-parole d'une immense majorité du peuple français», a dit Philippe de Villiers dans une lettre adressée cette semaine à Nicolas Sarkozy.













Lors du Congrès de Versailles prévu le 21 juillet 2008,
Monsieur le Président de
la République,
incontestablement l'expression d'une
sensibilité importante dans mon pays, dans notre pays, mais en Europe aussi. Et je vais même vous dire mieux, Monsieur le Président de Villiers. Moi, je ne prends pas le discours qui est le vôtre
comme un discours contre l'Europe mais comme un appel à construire l'Europe différemment. Je ne veux pas opposer, Monsieur le Président de Villiers, les partisans du "oui" aux partisans du "non".
Je veux simplement essayer d'intégrer tout le monde dans une Europe différente, qui rassemblerait autour de la démocratie, de la paix et de la croissance. J'ai bien noté vos préventions, je les
connais, j'essaierai d'y répondre, non pas dans les discours, mais dans les faits.
Le
président allemand Horst Köhler a annoncé lundi qu'il attendrait, avant de promulguer la loi portant ratification du traité de Lisbonne

Philippe de VILLIERS exprime sa
joie et son soulagement après la libération d’Ingrid BETANCOURT et de quatorze autres otages par l’armée colombienne.



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